Film

L’Orient est rock, Sarah Neiger

Tourné clandestinement en Chine populaire en 1992, L’Orient est rock traite d’un moment crucial de l’histoire contemporaine de la Chine. Celui de l’avènement du rock, quarante ans après le reste du monde. 

Synopsis 

Vers la fin des années 1980, le rock devient un phénomène de masse en Chine. Une fièvre capable de susciter des passions parmi les jeunes chinois. Le film revient sur les aspects culturels et sociaux de cet engouement, mais aussi sur les grands groupes de rock chinois, tels que Tang Dynasty, ou sur ses icônes comme Cui Jian. 

« L’Orient est rock », documentaire réalisé par Sarah Neiger en République populaire de Chine en 1992.

Fiche technique 

Réalisation : Sarah Neiger
Année de production : 1992
Durée : 26 minutes
Genre : documentaire
Primé dans la catégorie « jeune reporter » du Festival du Scoop et du journalisme d’Angers.
Diffusé sur Arte

« République populaire de Chine. 1992. Le Printemps de Pékin a fêté silencieusement son troisième anniversaire. Aujourd’hui, dans les dortoirs de la capitale chinoise, une nouvelle fièvre se propage. Car les jeunes de Chine découvrent, quarante ans après tous les autres, la philosophie libératrice dont la devise tient en trois mots : money, fun & rock. 

1978 : Deng Xiaoping ouvre les portes de la Chine. Planqué dans les valises des visiteurs étrangers : le rock fait son entrée clandestine dans l’Empire du Milieu.

1988 : les réformes ont dix ans. Des courants artistiques plein d’audace embrasent une jeunesse assoiffée d’excès. C’est l’heure de l’expo avant-gardiste, des happenings… Leur Woodstock à eux : du rock sur la Grande Muraille de Chine.

1990 : huit mois après Tien An Men, le premier festival rock officiel accueille à Pékin 18.000 spectateurs, qui découvrent ahuris l’émulsion rock.

La scène rock chinoise ressemble à tous les autres milieux rock avec sa megastar, Cui Jian. Et en satellite, une vingtaine de groupes qui galèrent, se séparent et se reforment. En Chine comme ailleurs, le rock se nourrit de fans… »